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Dimanche 23 décembre 2007

Je pose la question, comme ça, en passant : Nicolas Sarkosy va-t-il tuer le métier d’humoriste ou au contraire le stimuler et créer des emplois pour se moquer de lui ?

    

Parce que là, après six mois de Présidence, je pose une deuxième question : sommes-nous morts de rire ou morts de honte ?

     

Pour être franc, j’ai pas trop envie de voyager à l’étranger, j’ai peur qu’on se fiche de moi !

J’ai peur que, par ricochet, par amalgame, un espagnol me traite d’exhibitionniste compulsif,

un danois de petit corps dans un grand esprit malade, un allemand de guignol organique, un monégasque d’agitateur plastifié à cocktails, qu’un hongrois me demande ce que mes parents m’ont fait quand j’étais petit pour en arriver là, qu’un anglais me dise que si ça continue, il va investir dans les tabloïds français, qu’un belge me demande un cachet à migraine et un autre pour oublier, qu’un suisse m’invite à aller consulter un spécialiste, qu’un italien me demande si j’ai été coincé dans une FIAT 500 à Naples dans les années 60 avec le klaxon bloqué pendant trois heures…

Ben voilà, je dirai que je suis européen, que je n’ai que de lointains rapports avec ce qui se passe en France côté Président. Je pourrais toujours dire que je  l’avais deviné, mais ce n’est pas très fairplay de dire ça.

 

 

Après les chaussettes qui ne se cachaient plus, on avait inventé le Nicolas Sarkosy… Après la Société du Spectacle, on avait inventé la People Stars Wars… Après l’Empire du Bien, on avait inventé le Président-qui-allait-se-montrer-au-parc-Mickey-avec-la-midinette-qui-ressemblait-à-sa-femme-y-a-20-ans… Peut-être que l’ex et éphémère 1ère dame de France –la Cecilia- apparaîtra au parc Astérix aux bras de Georges Clooney. Why not, ça serait pas sa tasse de thé le Georges ? C’est un peu l’esprit du système, non ? 

 

A propos de système, y a en qui parlent de « La mort de l’information ». A voir Poivre et la Chabotterie emplis de béniouiouisme face au Président, on se dit qu’il faudrait plutôt réécrire aux « nouveaux chiens de garde de la République ».

 

 Alors, je réponds à ma première question ? Oui, il tue le métier d’humoriste politique. Il EST son guignol. Les humoristes n’ont plus de travail, plus d’imagination à déployer, plus d’efforts de réécriture, de traduction, de soupçon de mauvaise foi à avoir, ils n'ont plus à forcer le trait… Cela tombe tout cuit, en direct live. Je pense à une photo de l’automne dans un magasine. On le voit faire un jogging à New-York, portant des lunettes noires (comme celles des policiers américains dans le spot de pub pour Canada Dry) et un T-shirt avec marqué NYPD (ndlr : New-York Police Department), entouré de quelques body-guards. Sylvester Sarkosy ou Nicolas Stallone. C’est tellement gros qu’on se demande si ce n’est pas un extrait  d’une série TV américaine kitschée années 80. Il se la joue américain-si-différent-dans-son-allure-pareille-à-tout-le-monde.

 

Ce n’est pas si drôle, c’est plutôt pathétique. Mort de rire ou mort de honte ?

 L.A.

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Mercredi 30 mai 2007
Compte rendu de la réunion des anciens combattants du 18-05-2007 - réunion dite « la classique des Halles »


La soldatesque était réduite ce soir-là aux deux anciens combattants Lionel et Edouard. Le François ayant sauté le rang.

C’est « Au bon pêcheur » que le soldat Lionel a manifesté son intérêt pour les jeux vidéo réalisés en langage Flash. Des jeux, qui ne coûtent presque rien, juste du temps de bricoleur audacieux et persistant. Et qui peuvent devenir des phénomènes de société. Lionel a cité, document à l’appui, le jeu nommé « Flash element TD », qui a suscité des colonies de blogs et de forums où chacun questionne et contribue à réduire la complexité de ce jeu apparemment très simple. A méditer, à côté des grandes compagnies éditrices, qui dépensent des millions ou des dizaines de millions d’euros avec pour résultats des jeux, certes sans risque, mais sans originalité, toujours dérivés de jeux déjà existants.

Le soldat Edouard a dit au soldat Lionel qu’il avait un projet pour lui vu ses anciens talents de dessinateur. Une bande dessinée racontant les aventures d’un business man, plein d’énergie, d’optimisme, de naïveté et parfois ridicule, rebondissant et résilient malgré le fait qu’il se fasse toujours avoir par des gens sans scrupules, dotés de moyens financiers conséquents. Un candide des affaires en somme. Edouard a suggéré un titre : Les aventures de Tom Bizness. Lionel n’a pas dit non, surtout qu’il a déjà commencé à plancher sur des sujets proches. Il dit vouloir y faire passer des messages. Il pourrait s’inspirer de « Pipo et Vaurien ». Edouard a insisté sur le fait qu’il n’existe que peu de BD d’envergure, de romans, de pièces de théâtre, de films sur les monde des affaires et du travail pour, selon lui, une raison très simple : la plupart des auteurs ne connaissent pas ces mondes de l’intérieur. Ce qui n’est pas le cas de nos deux ex combattants.

Puis les deux compères se sont translatés vers le restaurant La Fresque, à 200 mètres. Une sorte d’ex cantine d’Edouard, qui y apprécie la saveur du petit menu, renouvelé chaque jour, et surtout la bonhomie et la jovialité du personnel. Sans parler de l’allure générale d’une serveuse au nom de fleur, dont Edouard dit « voir en elle »… Un vrai resto des Halles, simple et sophistiqué à la fois. Anecdote semi comique racontée par Edouard, qui la tient de la serveuse : le débarquement d’une vingtaine de personnes dans la salle voûtée, en bas, une réunion qui a évolué en partouze, manifestement préméditée, au cours de laquelle le travail des serveuses était rendu plus difficile. Le gérant n’a pas osé les vider étant donné la note, assez salée, en suspens. Le soldat Lionel s’est enquis de la tranche d’âge des participants. Puis il a raconté à Edouard sa passion pour les « space opera » », et la littérature futuriste. Edouard ne demande pas mieux que de réduire son hermétisme sur ces sujets. Il attend de lire LE bon bouquin.

Après un semblant d’enquête sur les bars alentours, la tournée classique s’est poursuivie en direction de la terrasse du Café Beaubourg, où Lionel  a sorti sa remarque de la soirée : qu’il fait bon faire le touriste. Edouard a acquiescé à cette évidence pourtant si difficile à mettre en œuvre : conserver le regard du touriste dans sa propre ville, chez soi, au quotidien. Puis les deux touristes ont déliré autour d’une publicité ridicule, éditée sous la forme d’une bande dessinée, ayant trait à une invention non moins ridicule : un ramasse-crottes nommé KK+, à porter en bandoulière… Enfin,le soldat Edouard a dit qu’il projetait depuis longtemps de créer une journaliste virtuelle, en 3D, de caractère, et qui s’exprimerait sur le monde réel depuis un lieu virtuel de caractère : une grotte ou une pièce avec des pierres apparentes en guise de studio de TV. Là-dessus, l’un s’est cherché un taxi et l’autre est reparti en vélo. A noter : le soldat Edouard ne semble pas avoir convaincu le soldat Lionel d’investir dans la société, cotée en bourse, de l’ancien combattant Marc. Toutefois, ils ont eu l’air de s’accorder sur le fait que l’automne boursier risquait d’être sanglant si la hausse des marchés financiers se poursuivait au rythme actuel. C’est un des points à suivre.

Le Secrétaire.
par Le Secrétaire publié dans : extremecentre
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Mardi 15 mai 2007
Compte rendu de la réunion des anciens combattants du 03-05-2007 - réunion dite de « l’Entre-2-Tours »

A l’appel du soldat Lionel, nous nous sommes rendus à la Cantine Russe. Le soldat Edouard rechignait un peu à l’idée d’aller dans un resto russe du 16eme arrondissement de Paris – quartier de la capitale où le candidat Sarko obtint deux tiers des suffrages dès le premier tour. Et il faut avouer qu’une partie non négligeable de la valeur élevée des menus russes à Paris réside souvent dans les danses folkloriques, spectacle bien arrosé de Vodka. Mais enfin, Lionel avait tranché en évoquant les charmes des serveuses…

Et, summum de coquetterie de cette réunion de l’entre deux tours de la Présidentielle, nous avions décidé de ne pas en parler.
Edouard remit au Soldat François son cadeau d’anniversaire : une biographie de la plus célèbre empoisonneuse de France, la marquise de Brinvilliers, assortie du discours d’André Maurois prononcé à l’occasion des  150 ans de la naissance de Jules Barbey d’Aurevilly – littérateur que François semble apprécier… Et s’il s’intéresse à cette marquise, dont les talents d’empoisonneuse ont traversé les siècles, c’est au motif qu’il habite dans la maison (pardon l’hôtel particulier) jouxtant celle où elle sévit. Et  de fil en aiguilles, vu la recrudescence de l’usage du poison à l’Est, nous nous sommes demandés, un instant, si notre présence dans un resto Russe était bien raisonnable.

Fort heureusement, Lionel a embrayé sur la Pologne, en brandissant une revue de presse toute fraîche sur ce pays, où il se rend souvent. Il faut dire que Lionel est fasciné par l’Europe de l’Est… Et s’il se verrait bien tycoon en Roumanie. Edouard dit qu’il l’imagine assez bien dans la peau du « Millionnaire innocent ». Il a été question de l’espèce d’épuration sociale, dont les ex-communistes sont actuellement l’objet via le gouvernement populiste dit des « deux jumeaux », de même que de la base de missiles « bidon » que les Américains, dans le cadre de l’OTAN, cherche à installer là-bas, en direction de la Russie.
M’enfin, l’important à retenir au sujet de la Pologne, c’est qu’il y a du business à faire : 40 millions d’habitants. Le pays serait comparable à l’Espagne y a 10 ou 15 ans… François et Lionel se sont mis d’accord pour reconnaître que ce pays était un incontournable, que les compagnies occidentales ne pouvaient pas ne pas y être. Et là-dessus, François est parti sur les dires de quelques grands patrons – 1 indien et 1 américain. Oui, car François, faut le souligner, est fasciné par certains « grands patrons ». Le n°1 de la première compagnie informatique indienne lui a expliqué avec simplicité la façon simple dont il investit à l’étranger : jeter son dévolu sur les pays où le rapport du niveau de formation sur le coût du travail est le plus fort : entre autres, la Chine, la Roumanie, Manille… Sur un autre registre, il nous expliqua comment Bill Gates (et Steve Balmer) faisait pour choisir ses investissements : chaque année, il réunit ses cadres dirigeants, et de cette réunion sort le « top ten » des technologies qui domineront dans 3 à 5 ans… Raison pour laquelle Microsoft a choisi sa compagnie, leader mondial du « triple play », pour former un partenariat… Ceci dit, Edouard est resté un peu sur sa faim d’avenir, car il était déjà au courant. Alors il a  posé la question du cycle des investissements dans les réseaux de communications sous-marins. Sa réponse, oui, c’est reparti fort pour quelques années à coups de milliards, étant donné la saturation des réseaux installés jusqu’en 2000. Mais après, classique, y aura une nouvelle crise dans ce métier ingrat.

Et puis, alors qu’Edouard évoquait les points communs entre les écrivains issus d’Europe de l’Est, et sa découverte récente de l’auteur de « Eloge de la femme mûre », nous avons parlé de « L’éloge de la fessée » dans le couple, livre sur lequel Lionel s’est montré très déçu, soulignant combien l’auteur est ennuyeux… Un bon sujet raté en somme, selon Edouard.

Puis, après que François eut reçu l’espace d’une seconde la danseuse russe sur ses genoux, nous sommes repartis sur la France dans la mondialisation, et jusqu’à quel point on pouvait délocaliser, sachant que les indiens, selon François, craignent, eux-mêmes, les délocalisations en Chine. Là, François a décrypté les secrets du n°1 indien de l’informatique, dont la stratégie gagnante consiste à déployer dans certains pays, un centre  mondial de compétence particulière, qui va desservir, en quelques sortes, la planète. Lionel fut d’accord pour reconnaître que cette stratégie datait , finalement, du temps de l’économiste Ricardo , dont la théorie des avantages comparatifs montrait que l’Angleterre avait intérêt à se spécialiser dans la fabrication de draps, et à laisser au Portugal la production du vin. Anecdotique, Edouard s’est montré moins catastrophiste en décrivant le Concours Lépine 2007 et ses 600 inventions, de la plus incongrue à la plus sophistiquée, du ramasse-crottes au boîtier permettant au muets de s’exprimer rapidement. Il a souligné cependant les difficultés de financement et de développement des inventeurs en France. Sujet sur lequel François s’est montré d’accord en prenant l’exemple de son oncle, qui planche depuis 13 ans un moteur révolutionnaire, tout en restant innocent en matière de finance et de marketing. Edouard ajouta que les jeunes inventeurs semblaient plus au faîte de ces questions en évoquant le cas de 4 jeunes de 19 ou 20 ans en BTS de micro-mécanique, qui présentaient leur invention dans le cadre du concours Lépine : une pédale de vélo lumineuse, donc sécurisante, et pour laquelle des constructeurs de vélo avaient déjà signifier leur intérêt.

Pour conclure, bien que le propos ne soit pas arrivé en fin de repas, le soldat Edouard a dit combien, périodiquement, l’embourgeoisement le mettait mal à l’aise et combien il lui fallait se remettre en cause, quitte à s’appauvrir. Ce sur quoi Lionel a eu une réponse surprenante : dans la vie, en fait, tout dépend de l’espérance de gain !
A noter, tout de même, que ni l’éternelle interrogation « Attalienne » (dite de la « reproduction orthonormée ») de la verticalisation des femmes, opposée à l’horizontalisation des hommes, ni la question de la hausse de l’or, n’ont rassemblé les trois ex combattants. Lionel, avec son phrasé lyonnais, a cependant réaffirmé son attachement à l’action Stallergènes.

Le Secrétaire.
par Le Secrétaire publié dans : extremecentre
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Jeudi 10 mai 2007

La France lui a tout donné. Il veut tout lui rendre. Le futur Chef de l’Etat a bien parlé. Ceux que la vie a laissé sur les bas côtés, il pense à eux. Il ne les oubliera pas.  Nicolas nous fait savoir qu’il pense à TOUT le monde, que le réaliste efficace a un cœur dont personne ne peut se prévaloir du monopole. C’est bien, ça colle, c’est cohérent : en tout homme réside des doses égales de conservatisme et de progressisme, pour peu que ces deux termes désignent quelque chose de vrai, de tangible, de durable.
Pas de chance, quelques minutes après, l’Elu a fait savoir à la Nation qu’il avait tiré le gros lot à la loterie nationale, et qu’en conséquence, il doit jouer au parvenu. Mais au fait, y a pas une erreur de casting là ? Qui est le metteur en scène ? Qui lui a donné le rôle ? Mais chuis banane moi, c’est nous le metteur en scène ! Oui, notre élu nous le dit avec clarté, clairement : je suis parvenu, je vais illico au Fouquet’s sur la plus belle et la plus balourde des avenues du Monde, là où le clinquant est en fusion permanente avec le vulgaire. Il y est un peu le Maître des chanteurs. Et des acteurs. The Show must go on. On m’a dit après qu’il y avait passé la nuit. Qui rêve de ça ? Le Parvenu bien sûr, celui qui a tiré le gros lot. Quoi, ça va jaser et râler dans les chaumières, sur les trottoirs, dans les taxis, les métros ?  Non, voyons, c’est juste un peu de spectacle, histoire de montrer qu’il est entouré de personnalités du show bizz. Des gens très sympathiques, très utiles, bon pas spécialement pour envisager les meilleures solutions pour le moins mauvais des avenirs, mais très bien pour impressionner les foules d’électeurs derrière leurs petits écrans. Ils sont hors sujet, mais c’est pas ça le sujet, n’est-ce pas ? Et en cas de d’extrême nécessité, Simone Veil et Giscard d’Estaing l’ont soutenu du haut de leur crédit inextinguible.
Quoi ? J’apprends qu’il a filé à Malte. Quelle bonne idée ! Au coeur de la Méditerranée, au sein d’un des touts derniers membres de l’Union. Des rives de la Méditerranée, il va affiner ses pensées sur les dérives de la région. Quoi encore, sur un yacht ? Ben pourquoi pas, ça fait parti de la panoplie du parvenu, non ? Il est paillettes notre élu. Il apprécie qu’on parle de lui. Il crée des emplois. Pensez, combien de paparazzi ont senti la bonne aubaine ? Il crée des emplois, comme ses amis industriels. Oui, enfin là, il faudra faire les comptes. Un bon homme d’affaires ne crée pas d’emploi. Il en rachète. Et éventuellement il rationalise. Là, je crois que les vrais bonhommes ne sont pas ceux auxquels il pense. Mais bon, je ne vais pas ratiociner. Ce qui compte, c’est l’impression générale.

Dans un gîte, à la campagne, ç’aurait pas attiré du monde. Sans parler d’un monastère. Trop humide, trop silencieux, trop cellule. Faudra juste qu’on vérifie les autorisations autour du Yacht. Pavillon maltais, tout ça quoi. Oh là là, va falloir le surveiller celui-là. Il file droit vers le « bushisme ». Définition du bushisme : situation d’un Etat et d’un gouvernement dans lesquels la collusion entre les intérêts publics et les intérêts privés sont avérés. Exemple : les industries pétrolières et militaires aux Etats-Unis ont influencé de trop grandes décisions politiques, via l’entremise de quelques ministres et d’un chef de l’Etat issus de ces mêmes industries.
Donc, oui, les bons journalistes ont du pain sur la planche. Pas de quartier. Comme Nicolas l’a dit, l’Etat doit être irréprochable. Et les patrons voyous, c’est un scandale. Mais comme il l’a le sens de l’honneur, y a pas de souci. Et puis, il s’y connaît en « concurrence des mémoires ». La France comme la Hongrie ont eu leurs révolutions. On coupe les têtes et on enferme ici et là, si nécessaire. Et celui qui ose me dire que les Français ont élu un plouc, je lui en colle une. Peut-être tout juste une très légère faute de goût. Cecilia va arranger ça.
L.A.
par Louis A. publié dans : extremecentre
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Dimanche 25 mars 2007

Dites-moi, ça serait quoi, aujourd'hui, le "National Socialisme" ?

De mon côté, je ne sais pas... je m'interroge.

La candidate socialiste à la fonction présidentielle, Ségolène Royal, vient de suggérer que les Français aient chacun, chez eux, un drapeau bleu-blanc-rouge, et l'exposent à leur fenêtre le jour de la fête nationale...

Et si je ne l'expose pas ? Mes voisins vont-ils en parler à ma gardienne ? Et si je suis SDF, comment je vais fêter la fête-fenêtre ?

On sombre là.

Le silence est une valeur suprême.

par Edouard Ballot publié dans : extremecentre
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